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Ouindigo, nom originel et diabolique de l’île. Ce lieu est également le symbole de l’histoire d’une Nouvelle France pieuse. Dieu qui s’oppose et s’impose au diable. L’illustration des contradictions qui habitent ce morceau de terre ancré au milieu des eaux du fleuve St Laurent.
À force de tourner en rond pour en trouver le sens, l’île s’extrait rapidement de ses clichés. Une exploration contrastée et paradoxale proposée par les sept artistes de l’Archipel.
Commissaire de l'exposition
ÉRIC SOULIER
Ouindigo, nom originel et diabolique de l’île. Ce lieu est également le symbole de l’histoire d’une Nouvelle France pieuse. Dieu qui s’oppose et s’impose au diable. L’illustration des contradictions qui habitent ce morceau de terre ancré au milieu des eaux du fleuve St Laurent.
À force de tourner en rond pour en trouver le sens, l’île s’extrait rapidement de ses clichés. Une exploration contrastée et paradoxale proposée par les sept artistes de l’Archipel.
Commissaire de l'exposition
ÉRIC SOULIER
Bénédicte Brocard
Baptisée ‘Ouindigo’ par les amérindiens, l’Ile d’Orléans n’a pourtant rien d’un coin ensorcelé. À moins peut-être que la route principale ne vous mène dans ces recoins diaboliquement gourmandsque l’île ne sait même pas cacher?
Un besoin de rencontre avec le divinement bon, le sucré, m’a menée à découvrir des âmes passionnées par le goût et les choses bien faites.
Josée Lecompte
Douceur, grisaille, mélancolie et beauté naturelle qui m’inspirent. Pureté des couleurs, perturbations et lignes qui accrochent mon oeil. À la fois une découverte de ce lieu bien de chez nous et sa première rencontre avec mon objectif. Une introspection avec ma passagère, celle qui m’accompagne pendant neuf mois.
Christian Fleury
C’est un portrait de l’île sans ses insulaires. De toute façon, je n’ai pas trouvé le courage de photographier les gens. Je n’avais rien à leur offrir. Je me suis donc égaré dans le temps, là où la terre rencontre l’eau. C’est sur les rives de l’île que j’ai découvert les marées, les grèves, le nordet et Marie-pas-de-mains.
Rémy Savard
Tirer sur ses racines. S’arracher à la terre et se créer ses propres repères. De pied ferme dans les champs, le vent se raconte, se définit, chargé des récits du large. Prendre la route, suivre la ligne qui se tord et se recourbe. Plonger dans une scène de carte postale, reportage de La semaine verte. Soulever le tableau, le retourner. Littéralement. La déroute d’un paysage si familier qui perd son sens si on le regarde trop longtemps.
David Simard
Ils sont fiers les seigneurs de ces terres. Leurs familles, avec pas un sou en poche, ont défriché cette île pour en faire un bouquet. Des centaines d’années plus tard, malgré la Conquête, ils sont toujours là, enracinés. Sur l’île, il y a un parfum d’éternité. Le pont qui la relie au reste du monde est encore récent. Et pourtant. Le temps cyclique n’est plus. La ville avale les paysages qui l’entourent. Maintenant que la terre boit du gaz plutôt que de la sueur, maintenant qu’elle vaut des millions, elle ne leur appartient plus. Même les lopins transmis de génération en génération, dans la famille, sont devenus de grosses business qui roulent sept jours sur sept.
Les Doyens de l'île - Bande annonce
Ariel Tarr
Quand on entend parler de l’île d’Orléans on pense aux belles fraises pour lesquelles l’île est reconnue. Je suis arrivée sur l’île à la recherche d’une ferme qui engageait des Mexicains. Je voulais connaître leur réalité et leurs histoires. C’était curieux d’arriver sur la Ferme Onésime Pouliot et de voir des enseignes en français et en espagnol et de trouver le propriétaire de la ferme au téléphone en train de parler en espagnol. C’est cette opposition de deux cultures si différentes et en même temps une cohabitation en apparence très amicale qui me fascine. En passant quelques heures avec ces vaillants travailleurs, j’ai pu renouer très facilement avec mon espagnol de base et en apprendre un peu sur leur vie au Québec et au Mexique. C’était apparent que plusieurs font un grand sacrifice en venant au Québec travailler si loin de leur famille et de leurs proches pendant la moitié de l’année. Chaque fois que je verrai des fraises de l’île d’Orléans, je me rappellerai les visages de ceux qui les cultivent et les cueillent.