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La Havane, cœur de Cuba. Une histoire qui bascule, un monde qui s’ouvre vers l’extérieur. De l’extérieur et de l’intérieur.
Les Cubains vivent avec un accès limité au monde extérieur, se battent fièrement pour donner un sens à leur monde intérieur. Existe-t-il un contraste entre ces deux mondes? S’entremêlent-ils au contraire de manière organique et singulière? Comment cette dualité s’exprime-t-elle, dans l’œil de six artistes de l’extérieur, à la recherche de l’intériorité cubaine?
Commissaire de l'exposition
CATHERINE GRAVEL
La Havane, cœur de Cuba. Une histoire qui bascule, un monde qui s’ouvre vers l’extérieur. De l’extérieur et de l’intérieur.
Les Cubains vivent avec un accès limité au monde extérieur, se battent fièrement pour donner un sens à leur monde intérieur. Existe-t-il un contraste entre ces deux mondes? S’entremêlent-ils au contraire de manière organique et singulière? Comment cette dualité s’exprime-t-elle, dans l’œil de six artistes de l’extérieur, à la recherche de l’intériorité cubaine?
Commissaire de l'exposition
CATHERINE GRAVEL
Bénédicte Brocard
L’intelligente indifférence. Devant ces vitrines dégarnies se déploie l’énergie hors du commun d’un peuple combatif rendu fort par une histoire et une situation uniques au monde. L’apparente indifférence des passants suggère une conscience aiguë du manque, mais aussi une appréhension évidente d’un futur incertain. La Havane est une ville fantôme plus vivante que jamais.
Christian Fleury
Je me doutais bien que La Havane était plus vaste que ces images éculées qu’on voit sur Google : hommes fumant le cigare, vieilles femmes plissées et taxis des années 50 sur fond de pauvreté. Oui, il y a encore un peu de ça. Mais il y a aussi ce vent de modernisme éclectique qui anime les rues de la ville. Et il y a surtout ces gens inspirants que j’ai rencontrés. Afin de conserver la profondeur et l’universalité de leur image, j’ai décidé de les capter hors de leur environnement, seuls et sans distractions.
Josée Lecompte
Un moment de découverte. Prendre le temps pour observer et trouver l'extraordinaire dans les choses du quotidien.
Celui de la Havane, son histoire et son peuple. De l'infiniment petit à l'infiniment humain. Textures, personnalités, formes et couleurs se marient le long des lignes naturelles de mon espace. A l'avant-plan de leur cadre de vie, les rencontres et les découvertes brillent dans un instant spécial, celui que l'on prend pour observer, respirer, et se reconnaître.
David Simard
Pedro Campos rêve toujours au socialisme. Pas celui des Castro qui a tourné au cauchemar. Non. Un socialisme démocratique. Face au problème cubain, qui remonte aux origines mêmes de la Révolution, il n’y a pour l’ex-diplomate qu’une solution : que le peuple devienne son véritable maître d’œuvre. Mais 57 ans de dictature ont eu raison de l’idée du socialisme à Cuba. Ne reste alors qu’à attendre les réformes. Sauf que par son processus de libéralisation économique, le Parti cherche surtout à maintenir coûte que coûte son emprise sur la société, comme au Viêt Nam. Le plus urgent pour lui est de mettre fin à l’embargo de son ennemi juré, les États-Unis, afin d’inonder l’île de dollars et de donner un nouveau souffle... au régime. Sans surprise, les négociations entre les deux pouvoirs relèguent dans l’ombre la question des libertés les plus élémentaires dont sont privés les Cubains et les Cubaines depuis si longtemps, et ce, dans l’indifférence généralisée. Les dissidents, acteurs principaux de ce documentaire, regardent certes ces négociations d’un mauvais œil, mais ils sont loin d’être en mesure, paralysés qu’ils sont par la peur et par la haine qu’ils ressentent les uns envers les autres, de constituer une force politique digne de ce nom. Or, seul un mouvement de masse peut renverser une dictature. « Le Parti ou la mort », usant de la poétique du chessboxing, fouille la culture cubaine pour y déterrer les armes de son émancipation possible.
Le Parti ou la mort